3 erreurs à éviter pour préparer sa retraite

Mes chers investisseurs, nous sommes heureux de vous retrouver pour vous parler une nouvelle fois de la retraite. Avec le système par répartition, l’arrivée en retraite s’accompagne d’une diminution des revenus, qui peut aller jusqu’à 50 % pour les cadres. Il faut donc l’anticiper pour mieux maîtriser ses conséquences économiques. Parmi les erreurs à éviter pour bien préparer sa retraite, citons le fait de ne pas anticiper la perte de revenus, de ne pas épargner et de commencer trop tard à capitaliser.

Erreur 1 : ne pas anticiper la perte de revenus à la retraite

En France, le système de retraite par répartition s’appuie sur les cotisations des actifs, qui permettent de financer les pensions de retraite des retraités. Tout au long de votre carrière professionnelle, vous cotisez auprès de deux régimes de retraites obligatoires :

Il existe d’autres régimes et caisses de retraite, comme celui de la Sécurité sociale pour les indépendants (SSI).

La pension de retraite : 50 % du salaire des 25 meilleures années

Le calcul du montant de la retraite de base s’effectue sur le montant de la rémunération et le nombre de trimestres cotisés. Le nombre de trimestres cotisés varie en fonction de votre année de naissance. Il en faut 43 pour obtenir une retraite de base à taux plein pour les actifs nés après 1973.

Le calcul de la retraite complémentaire s’effectue en fonction de points convertis en euros au départ en retraite.

Dans le secteur privé, vous percevrez une pension de retraite de base maximale de 50 % de la moyenne de vos meilleures 25 années de cotisation. Mais si vous n’avez pas la durée d’assurance requise, vous vous verrez appliquer une décote sur le taux de pension. Le système de calcul pour la retraite complémentaire est différent.

Un taux de remplacement en diminution constante

Appelé taux de remplacement, le pourcentage correspondant à votre pension de retraite par rapport à votre salaire en fin de carrière varie selon le niveau de revenus. Plus votre salaire est élevé en fin de carrière, plus la perte de revenus sera importante au départ en retraite.

Selon le rapport annuel du Conseil pour l’orientation des retraites (COR) de 2022, le taux de remplacement diminue au fil des générations. Entre les générations 1938 et 1948, par exemple, il baisse de 79.2 % à 74.5 %. Pour les dix générations qui suivent celle de 1957, il continue de baisser, sans passer en dessous de 66.6 %.

Erreur 2 : ne pas épargner pour sa retraite

Vous l’avez compris, vous avez tout intérêt à épargner pour vous constituer des revenus supplémentaires pour la retraite. L’assurance-vie et le plan épargne retraite constituent deux pistes à explorer pour conserver votre pouvoir d’achat à la retraite.

L’assurance-vie pour préparer la retraite

L’assurance-vie est un produit d’épargne qui répond à deux objectifs majeurs : obtenir une rente ou un capital à la retraite et protéger les proches grâce au mécanisme de la clause bénéficiaire. Cette dernière vous permet de léguer 152 000 euros en franchise d’impôt à chaque bénéficiaire désigné.

L’assurance-vie présente une fiscalité avantageuse à la retraite, à condition de détenir le contrat pendant au moins 8 ans. Si vous optez pour une sortie en rente, vous serez imposé sur une fraction de celle-ci, en fonction de votre âge. Si vous sortez en capital, vous bénéficiez d’un abattement annuel et d’un taux forfaitaire d’impôt sur le revenu de 7.5 %.

Le plan d’épargne retraite (PER) pour anticiper sa retraite

L’épargne est bloquée jusqu’au départ en retraite, où elle vous est reversée sous forme de capital ou de rente. Pour vous permettre de capitaliser à votre rythme, le PER autorise la déduction des versements du revenu imposable (dans la limite d’un plafond).

Autre possibilité : ne pas déduire les versements et profitez d’une fiscalité allégée à la sortie. La rente sera imposée en fonction de votre âge (comme en assurance-vie). Le capital sera taxé au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12.8 % d’impôt sur le revenu, 17.2 % de prélèvements sociaux), ou si cela est plus avantageux pour vous, au barème progressif de l’IR (impôts sur le revenu).

Erreur 3 : Commencer trop tard à épargner pour sa retraite

On pense souvent que l’on est trop jeune pour préparer sa retraite. C’est une erreur à éviter ! Plus vous commencez tôt et moins vous fournirez un effort d’épargne important. Anticiper jeune le départ en retraite permet en outre de placer son épargne sur des supports plus risqués, mais plus rémunérateurs.

Prenons un exemple. Vous avez 30 ans aujourd’hui et souhaitez obtenir une rente de 500 euros par mois à partir de 65 ans. Pour atteindre cet objectif, il vous faut épargner 275 euros pendant 35 ans, sur un support d’investissement qui rapporte 3 % par an. Vous devrez épargner 450 euros par mois à 40 ans, et 900 euros si vous commencez à 50 ans.

Épargnez tôt vous permet de placer votre capital sur des supports risqués, comme les actions. Pour que l’opération s’avère avantageuse, vous devez avoir un horizon de placement long, afin de lisser pertes et gains. À l’inverse, plus vous approchez de la retraite, plus vous devez sécuriser votre épargne. En commençant à épargner trop tard pour la retraite, vous vous privez d’un levier de dynamisation de votre épargne !

Si vous souhaitez éviter de faire des erreurs et cherchez à constituer votre épargne en 2023, notre cabinet est en mesure de vous accompagner et évaluer les options d’investissement disponibles et vous aider à choisir celle qui convient le mieux à votre profil de risque et à vos objectifs d’épargne.

N’hésitez pas à prendre contact avec nos experts en investissement au numéro suivant : 05 57 83 76 21.